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Aujourd'hui à 16 h30 , au dernier relevé , Marc et Yann sont 9 èmes , avec une vitesse moyenne de 17 noeuds et une mer très instable...Est-ce que leur stratégie de route va être payante ? Il va faloir 24 H pour le savoir ! Allez voir les vidéos sur le site de Safran , on est vraiment avec eux !
Çà y est , depuis 15 heures , ils sont partis , on va reprendre l'habitude de regarder la cartographie en rentrant du travail !
Marc Guillemot et Yann Eliès ont pris un départ relativement prudent, un peu sous le vent. Safran avait pour l’occasion revêtu sa parure des jours sportifs : un ris dans la grand’voile et le code 5 (spi de brise) à l’avant. Les bateaux n’avaient que la bouée Général Metzinger - dans le nord-est du cap de la Hève, 4 milles après le départ - à aller virer avant de pouvoir entamer la traversée de la baie de Seine. Ils avaient déjà enclenché un empannage pour aller chercher cette bouée de dégagement, avec une certaine réussite pour Safran qui passait en 4e position à cette première marque de parcours, juste derrière Virbac-Paprec, Groupe Bel et PRB, et devant Macif (5e).
Marc Guillemot et Yann Eliès ont désormais devant eux un peu plus de 15 jours de mer et de compétition pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Ils préparent déjà leur toute première nuit en mer, laquelle risque fort d’être sportive, avec un vent qui doit monter jusqu’à 30 nœuds, avec des rafales à 40. Une heure après le départ, vers 16h, Safran était pratiquement à égalité avec le trio de tête.
Deux heures après le départ, Safran pointait à la 6e position à 2,1 milles du leader PRB.
On leur souhaite malgré tout une bonne première nuit et on croise les doigts pour qu'il n'y ait pas de casse...
Marc Guillemot et Yann Eliès remportent le prologue de la "Jacques Vabre" sur Safran . Bon vent Marco , on te suis et t'encourage depuis ta Bretagne....
« Elle porte un prénom d'ange, chantant, ardent. Pourtant le destin qui attend Séraphine Louis, née dans une famille pauvre de l'Oise à
l'automne 1864, est des plus terre à terre. Orpheline, Séraphine entame une vie de domestique, comme celle de Félicie, l'héroïne d'Un cœur simple de Flaubert. De cette terne réalité, il s'agit de
s'évader. Séraphine communie avec la nature, Séraphine rêve, Séraphine prie. Et un jour, cédant à un ordre impérieux de la Vierge, Séraphine peint. »
Extrait de la quatrième de couverture
Françoise Cloarec connaît bien Séraphine. Peintre, diplômée des Beaux Arts de Paris, mais également psychanalyste, elle lui a consacré une thèse de psychologie clinique intitulée
« Séraphine de Senlis, un cas de peinture spontanée ».
Elle participa en qualité d’experte et d’admiratrice du peintre au scénario du film de Martin Provost, dans lequel Yolande Moreau joue le rôle titre.
Dans ce court récit, Françoise Cloarec retrace au plus près la vie de cette femme, d’une immense sensibilité, vivant de ménages le jour (ses travaux noirs) et peignant la nuit, dans sa petite
chambre encombrée de toiles et de pots de ripolin, juste éclairée d’une lampe pigeon… Et tout en peignant des fleurs, des fruits, des plumes, des toiles chatoyantes et douces, au cœur de la nuit,
Séraphine chante des psaumes, des prières à la Vierge Marie, celle-là même qui la surveille et la protège, petite statue de plâtre sur la cheminée, celle qui lui a dit un jour, elle avait alors
quarante deux ans « Séraphine, tu dois te mettre à dessiner ! »

Séraphine, la secrète, celle qui parle peu, se cache souvent, devant la toile blanche se laisse gagner par l’exubérance des couleurs et des matières.
« Son désir de peindre est plus fort que toute pensée. Ou alors, les pensées qui l’habitent sont colorées, fleuries, sans mots. »
« Elle peint enfermée chez elle, mêlant chants, cantiques, exaltation, peurs et tristesse. Son atelier est un refuge, mais un refuge où la peur existe. De ses ombres intérieures, de ses
désirs enfouis, de ses blessures, Séraphine va faire des fleurs. Dans sa forteresse, elle vit, elle peint, c’est sa vie privée. »
En bas de l’escalier elle a installé un panneau « Défense de monter sous peine de poursuite, je travaille. »
Seul, le collectionneur Wilhelm Uhde, qui découvre un de ses tableaux tout à fait par hasard chez des voisins, aura le droit de gravir ses escaliers. Avec lui, elle a confiance… Il l’encourage,
ému par les toiles qu’il découvre… Leurs existences à tous deux seront bouleversées, meurtries par l’Histoire, mais certainement à jamais inséparables. D’un côté une petite bonne femme, d’allure
tout à fait anodine, un peu dérangée disent les voisins, une grande artiste, passionnée, de l’autre, cet homme, mainte fois dépossédé par les guerres qui la portera malgré tout, jusqu’au
bout.
L’existence de Séraphine s’achève à l’asile, à l’époque, aucune autre issue n’est envisageable, elle partage en cela le sort d’une autre grande artiste, Camille Claudel sa quasi
contemporaine…
Restent les œuvres, éternelles, rayonnantes. Séraphine, comme Camille, n’est pas tout à fait morte.
Le récit de Françoise Cloarec est tout à la fois extrêmement documenté et précis et très émouvant. Séraphine, toute drapée dans sa solitude y apparaît aussi vulnérable qu’inébranlable. Une très
belle artiste, un peu dérangeante, mais où et comment la classer s’interrogent les historiens de l’art, un peu cols blancs. Art brut, art naïf ???
Mais aucune étiquette ne lui sied, « Séraphine échappe à tout, à toutes les dénominations, à tous les courants.
Unique en son genre, son œuvre existe, elle a sa place dans l’histoire de l’art. »
Et comme l’écrivait Jean Dubuffet, cité ici par Françoise Cloarec :
« Notre point de vue sur la question est que la fonction d’art est dans tous les cas la même et qu’il n’y a pas plus d’art des fous que d’art des dyspeptiques ou des malades du
genou. »
A découvrir de toute urgence, avant ou après le film de Martin Provost.
Ensuite, il ne vous restera plus qu’à vous rendre vous au Musée Maillol où se tient du 1er octobre 2008 au 5 janvier 2009, une exposition des toiles de Séraphine Louis…
La Maison de Séraphine à....Senlis !
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